Archives mensuelles : décembre 2010

Simon’s Cat se fait la belle, tome 2

Après Une calamité de chat paru l’année dernière chez Fleuve Noir, Simon Tofield vient de sortir le deuxième tome intitulé Simon’s Cat se fait la belle. Ses dessins se sont d’abord fait connaître par des vidéos visibles sur youtube puis Simon’s Cat est sorti sur papier, preuve encore que ce support peut dans ce cas par exemple contribuer à la notoriété de l’auteur.

Le chat sans nom décide de quitter son maître, prépare son baluchon et part traverser de nouveaux jardins où il rencontrera entre autres des lapins frappés, des taupes malignes, des nains de terre cuite, des souris rusées…

Bref, on se gondole toujours autant devant les péripéties de ce chat qui ressemble tellement à celui très bizarre qu’on a chez soi…

En cette fin d’année, voici une petite vidéo de Simon’s Cat in Santa Claws:

Disponible dans toutes les bonnes librairies. Plus d’infos sur le site officiel: www.simonscat.com

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Le retour de Polly… nouvel album en février 2011

C’est le 14 février 2011 que sortira le nouvel album de Polly Jean Harvey Let England Shake coproduit avec bien sûr John Parish mais aussi Mick Harvey et enregistré dans le Dorset. Il sera composé de 12 titres.

Polly a déjà mis à disposition un extrait « Written on the Forehead » que je vous invite à écouter:

Edit du 24/12: un deuxième extrait de l’album est disponible en écoute « The Last Living rose »:

Une tournée est déjà prévue pour l’année prochaine mais sachez que les dates à l’Olympia à Paris, à Bruxelles et à Londres sont déjà complètes…

Toutes les infos et les dates ici: http://www.pjharvey.net/

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Les films du mois de novembre… Rubber et Le braqueur

De tous les films vus en novembre (Biutiful, Fair Game, Very bad cops, Potiche, Buried, Rubber, La famille Jones, Le braqueur, Red), les deux qui sortent du lot sont Rubber et Le braqueur. C’est un hasard d’avoir apprécié ces deux films mais en VO, les titres sont phonétiquement étrangement très proches: Rubber & Der Raüber.

Rubber, est un film qui écrase tous les autres petits mouchoirs prétentieux à l’affiche automnale. Film d’épouvante français réalisé par Quentin Dupieux alias Mr Oizo (souvenez-vous de la petite marionnette jaune pour son morceau « Flat Beat« …), Rubber est un ovni caoutchouteux dé(janté) filmé avec un reflex numérique pour simple crique.

De quoi diable parle Rubber? C’est l’histoire surréaliste d’un pneu serial killer (« un quoi? ») qui tue par la pensée en faisant exploser la tête de ses victimes et qui tombe amoureux. Si si.  Un film dans un film puisque cette histoire loufoque et radiale est regardée et commentée par des spectateurs qui donnent vie au film par leur simple présence qui permet de régler la pression. Pour mettre fin à la mortelle randonnée pneumatique de Rubber, il faut tuer le spectateur. La bande originale excellente et enjoliveuse a été faite aussi par Quentin Dupieux avec un membre de Justice.

Ex-aequo: Le braqueur, la dernière course est un film allemand de Benjamin Heisenberg avec un Andreas Lust extraordinaire tout entier dans son rôle dévoué à ce marathon. Un homme ancien braqueur sort de prison. Une seule chose semble le passionner: la course à pied. Il court sans cesse, remporte même un prix au marathon de Vienne. Le marathon comme rédemption se dit-on. Mais non, c’est ce qui lui permet de braquer des banques les unes après les autres en une course minutée, maîtrisée impeccablement.

Qu’importe finalement que le film s’inspire d’un fait divers des années 80. Il faut voir son corps comme affûté pour la course, pour le braquage. Le challenge est toujours plus fort, toujours plus haut, les muscles toujours tendus comme un arc. Il dépasse ses limites, parfois son corps s’arc-boute et s’effondre à l’arrivée, comme vidé. Mais cela ne suffit pas, le plus grand des efforts ne calme pas la rage en lui, ne laisse place à aucun sentiment, aucune empathie, il peut tuer de sang froid. Ce n’est que lors du dernier souffle dans cet émouvant relâchement des muscles qu’il ressent des sentiments d’amour pour quelqu’un comme si finalement la course, l’adrénaline lui avaient jusqu’alors servi à contenir ses émotions.

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Levée des conflits, poussée de l’ennui

J’ai pu voir grâce à une amie le dernier spectacle de Boris Charmatz au Théâtre de la Ville à Paris fin novembre. Vingt-six danseurs entrent en scène les uns après les autres (quelques minutes les séparent) et font tous la même chorégraphie en canon: sommeil, réveil brutal, plaisir, lutte, tout notre ennuyeux quotidien y passe dans un perpétuel mouvement qui semble ne jamais s’achever. Puisque le spectacle doit bien avoir une fin, les danseurs quittent la scène les uns après les autres.

L’idée de départ était un spectacle sous forme de tableau exposé: le spectateur vient observer le mouvement sous l’angle de son souhait et y consacre le temps qu’il juge nécessaire. Il est vrai qu’un quart d’heure suffit à faire le tour de cette chorégraphie si c’en est une, mais là, hélas, on reste irrémédiablement coincé dans son siège à supporter cette longue poussée d’ennui. Peut-être Boris Charmatz veut-il nous faire ressentir combien est pesant l’ennui perpétuel qui habite notre quotidien avec ses petites habitudes inutiles qui se répètent sans cesse: bonne année, pâques, la dinde farcie et rebelotte, et cela de plus en plus vite chaque année, soporifiques habitudes qui nous rapprochent un peu plus de la fin, petit théâtre absurde de notre condition humaine? Ou bien justement, est-ce le mouvement permanent des corps souffrants qui nous fait sentir toujours vivants? Quel est le sens de tout cela? A-t-on vraiment envie de le savoir?

Qu’importe la signification, Régis Jauffret montre tout cela de manière bien plus angoissante et prenante dans tous ses livres. C’est tout le problème de Levée des conflits qui dissimule derrière ce mouvement éternellement vain un bien grand vide.

Plus d’infos sur Boris Charmatz: ici.

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