Les films du mois de novembre… Rubber et Le braqueur

De tous les films vus en novembre (Biutiful, Fair Game, Very bad cops, Potiche, Buried, Rubber, La famille Jones, Le braqueur, Red), les deux qui sortent du lot sont Rubber et Le braqueur. C’est un hasard d’avoir apprécié ces deux films mais en VO, les titres sont phonétiquement étrangement très proches: Rubber & Der Raüber.

Rubber, est un film qui écrase tous les autres petits mouchoirs prétentieux à l’affiche automnale. Film d’épouvante français réalisé par Quentin Dupieux alias Mr Oizo (souvenez-vous de la petite marionnette jaune pour son morceau « Flat Beat« …), Rubber est un ovni caoutchouteux dé(janté) filmé avec un reflex numérique pour simple crique.

De quoi diable parle Rubber? C’est l’histoire surréaliste d’un pneu serial killer (« un quoi? ») qui tue par la pensée en faisant exploser la tête de ses victimes et qui tombe amoureux. Si si.  Un film dans un film puisque cette histoire loufoque et radiale est regardée et commentée par des spectateurs qui donnent vie au film par leur simple présence qui permet de régler la pression. Pour mettre fin à la mortelle randonnée pneumatique de Rubber, il faut tuer le spectateur. La bande originale excellente et enjoliveuse a été faite aussi par Quentin Dupieux avec un membre de Justice.

Ex-aequo: Le braqueur, la dernière course est un film allemand de Benjamin Heisenberg avec un Andreas Lust extraordinaire tout entier dans son rôle dévoué à ce marathon. Un homme ancien braqueur sort de prison. Une seule chose semble le passionner: la course à pied. Il court sans cesse, remporte même un prix au marathon de Vienne. Le marathon comme rédemption se dit-on. Mais non, c’est ce qui lui permet de braquer des banques les unes après les autres en une course minutée, maîtrisée impeccablement.

Qu’importe finalement que le film s’inspire d’un fait divers des années 80. Il faut voir son corps comme affûté pour la course, pour le braquage. Le challenge est toujours plus fort, toujours plus haut, les muscles toujours tendus comme un arc. Il dépasse ses limites, parfois son corps s’arc-boute et s’effondre à l’arrivée, comme vidé. Mais cela ne suffit pas, le plus grand des efforts ne calme pas la rage en lui, ne laisse place à aucun sentiment, aucune empathie, il peut tuer de sang froid. Ce n’est que lors du dernier souffle dans cet émouvant relâchement des muscles qu’il ressent des sentiments d’amour pour quelqu’un comme si finalement la course, l’adrénaline lui avaient jusqu’alors servi à contenir ses émotions.

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