Le film du mois de juillet: The Murderer

De tous les films vus en juillet, Le Moine de Dominik Moll, Chico et Rita de Fernando Trueba, et The Murderer de Hong-Jin Na, c’est The Murderer que je retiens.

Après The Chaser (avec, tiens, la même affiche représentant un homme qui court…), Hong-Jin Na revient avec The Murderer, son thriller palpitant très sombre et nerveux. Un homme, Gu-Nam, chauffeur de taxi, a pour habitude de traîner le soir après le travail dans les bas fonds d’une ville chinoise et perd son maigre salaire de la journée dans des jeux pour payer ses innombrables dettes. Il vit seul sans nouvelles de sa femme depuis qu’elle est partie chercher du travail en Corée du Sud. A-t-elle refait sa vie ou reviendra-t-elle?

Un parrain, Myun, du genre impulsif et assez rancunier par la suite dirons-nous, lui propose de partir en Corée tuer un homme pour lui en échange d’une grosse somme d’argent qui lui permettrait d’éponger toutes ses dettes. Ne voyant aucune autre issue de secours à ses problèmes d’argent, il accepte.

Mais tout part de travers car il n’y a pas d’issue de secours: aucun échappatoire ne sera possible pour Gu-Nam. Des scènes d’action à haute tension s’enchaînent devant nos yeux pendant près de deux longues heures et font monter très vite l’adrénaline: une poursuite démentielle en voiture à faire pâlir Doug Liman et Paul Greengrass (The Bourne), Gu-Nam qui court à perdre haleine pour échapper à Myun et toute sa clique, et surtout, une sacrée dose d’hémoglobine qui se déverse à l’écran sans jamais avoir le temps de coaguler. Pas de répit donc pour Gu-Nam. Il faut dire que l’homme qui l’a engagé et qui le poursuit sans relâche, le parrain Myun, est juste le roi de la machette, enfin version grand modèle puisqu’à lui seul, il massacre une quantité phénoménale de gens à la hache d’une seule main même s’il est lui-même blessé, rien ne l’arrête ou presque, il n’en finit pas de mourir ce qui provoque des rires nerveux dans la salle forcément tant l’histoire devient surréaliste lors de ces scènes.

Mais qu’importe, on se laisse emporter par ce film plutôt bien ficelé même si, avec un Johnnie To derrière la caméra, le scénario aurait incontestablement gagné en finesse et en humour.

Posté par Miss Nelson

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