Archives de Tag: Zenzile

Zenzile – Electric Soul : 5 + 2

Zenzile revient avec un album entièrement chanté « Electric Soul » qui contient neuf titres. Le groupe en profite pour s’agrandir en passant de six à sept membres et d’une à deux voix désormais. En effet, Jay Ree a rejoint le groupe pour enregistrer cet album et chante aux côtés de Jamika, toujours présente.

J’avoue avoir un peu été déçue dès la première écoute d’Electric Soul, car des morceaux comme « No Idol », « Chewin’ mi mic » et enfin celui qui clôt l’album, « Man Made Machine » ne m’ont pas convaincue: un dub plutôt simpliste sur une base de reggae trop souvent rebattu qui annonçait un album fade en couleurs. Disons qu’ils figureraient mieux en face B qu’en place de choix sur cet album. Mais mis à part ces trois titres, le reste est absolument réjouissant. Je me laisse littéralement ensorceler par le rythme chatoyant et chaloupé de « Scars » ponctué par la voix sensuelle et androgyne de Jamika, qui sert de longue introduction à l’album. Je ressens l’électricité magnétique qui émane des titres comme « Yuri’s Porthole » ou bien encore « Over/Time » qui sonne comme la suite du puissant « Motorbremsen » du précédent album Pawn Shop: avec un départ tranquille suivi d’une montée rageuse et électrique qui s’achève sur une accalmie feutrée annonçant la tombée d’une nuit noire: un morceau très fort qui aurait pu conclure l’album. J’attends avec impatience de le voir joué sur la scène du 104 le 24 novembre prochain à Paris.

Et puis, il y’a « Stay », le morceau central à deux voix d’Electric Soul car il en exprime toute sa quintessence: un dub reggae soul et électrique. Il se situe à mi-chemin entre « Histoire de papiers » de Pawn Shop et l’ambiance de l’album Le Cabinet du Dr Caligari (je pense notamment à « Jane »). La voix grave de Jamika caresse la voix suave et aérienne de Jay Ree. Comme l’effusion d’une douce et inquiétante noirceur, « Stay » vient réchauffer mon coeur engourdi dans la confusion la plus totale des sens. Que j’aime cette sensation soudain de perdre pied dans cette « inquiétante étrangeté ». Le rythme voluptueux de « Stay » provoque comme une distorsion de la perception, une torsion du temps et des repères. Qu’il est bon de découvrir ce diamant noir dans son écrin électrique. C’est certainement pour cela que j’écoute autant ce titre le soir quand la nuit se dévoile ou quand je croise ton regard, et ce que je suis la seule à y voir…

Posté par Miss Nelson le 23/09/2012

Zenzile, « Electric Soul » (chez Yotanka): sortie le 24 septembre 2012
Album en précommande ici: www.zenzile.com
En concert au 104 à Paris le 24 novembre 2012 pour le Télérama Dub Festival: http://www.104.fr/programmation/evenement.html?evenement=148

Toutes les dates de la tournée 2012-2013: www.zenzile.com

Poster un commentaire

Classé dans Le potager sonore

L’année électrique 2011 de Miss Nelson

Mon retour sur la toile pour commencer 2012 sera pour consacrer un billet aux courants alternatifs extatiquo-dark qui m’auront fait vibrer en 2011, année noire aux cimes vertigineuses et aux sous-sols sombres humides et vénéneux où je suis tombée en chute libre le parachute en torche. 2011, l’année où j’apprends à dire « Non ». Non à ceux et celles qui excellent dans l’art de vous faire culpabiliser pour tout et pour rien, parfois même pour être là. Fini tout ça… Toutes ces ondes électriques, ces chocs sensoriels nécessaires pour supporter les jours tristes. Ils ont été là, ils sont là, j’y viens, j’en parle.

Il y aura eu les pleurs de Cascadeur dans mon coeur, la pluie noire et lumineuse d’Idem dans mes yeux, la découverte du dub oriental onirique de l’ingénieux Metastaz, le dub-électro unique en son genre de TD+, la set-box 5+1 de Zenzile, le FX100 de Jarring Effects, le retour inespéré d’Earthling sur scène, d’autres scènes fabuleuses chargées à haute tension qui ont fait éclore les roses épineuses de mes Docs: Ez3kiel versus Hint, Doctor Flake, Polly Jean Harvey, Kaly Live Dub, Brain Damage avec et sans Raphaël, High Damage, Thiéfaine… Des claques visuelles qui auront remué la lame dans mon âme comme Animal Kingdom, Drive, Winter’s Bone, l’oeuvre calcinée de Christian Jaccard, Bart Baele le craquelé…

Et puis des pics émotionnels intenses: ma chronique de l’album d’Idem Good Side of the Rain et mon live report de leur concert au Divan du Monde le 22 novembre dans leur dossier de presse (à voir ici) ; le lien sur le site d’Universailles de mon live report du Potager du Rock à Versailles (Brain Damage et Kaly Live Dub); le record de visites jamais atteint le jour où Brain Damage a posté sur son facebook le lien vers mon live report du concert de High Damage au 104; les remerciements sur twitter de Mau pour mon live report du concert d’Earthling à La Maroquinerie le 4 novembre et le lien qu’ils ont mis sur leur site officiel… (http://www.earthlingmusic.co.uk/site/?page_id=104); tous les commentaires de ceux, émus, qui ont aimé le live report de Thiéfaine à Bercy... Merci à vous d’être là aussi pour vibrer et merci à eux.


Je décerne donc les palmes électriques à:

Meilleur album :
Good side of the Rain d’Idem (lire la chronique)

Meilleur album émotionnel:
The Human Octopus de Cascadeur (lire la chronique) 

Meilleur album dub-électro:
Aliénation de TD+  (http://www.myspace.com/tdplus)

Meilleures compilations (ex-aequo):
FX 100 de Jarring Effects (http://fr.ulule.com/fx100/)
Set box 5+1 de Zenzile
(http://www.zenzile.com/)
A tribute to PJ Harvey DRY de A découvrir absolument (lire la chronique)

Meilleure bande originale:
Drive 

Meilleurs morceaux (ex-aequo):
« Good side of the rain » de l’album éponyme d’Idem (lire la chronique)
« King David » et « Smash It » de l’album Aliénation de TD+ (http://www.deezer.com/fr/music/td) 

Meilleurs concerts émotionnels (ex-aequo):
Kaly Live Dub au théâtre Montansier, Festival du Potager du Rock, le 14 mai 2011 (lire le live report)
Brain Damage au théâtre Montansier, Festival du Potager du Rock, le 14 mai 2011 (lire le live report)

Meilleur concert « come-back »que je n’attendais plus:
Earthling à La Maroquinerie le 4 novembre 2011 (lire le live report)

Meilleures rencontres fusionnelles live (ex-aequo):
Ez3kiel versus Hint, Collision Tour, à La Machine le 28 janvier 2011 (lire le live report)
High Damage (High Tone+Brain Damage), triptyque, au 104 le 14 octobre 2011
(lire le live report)

Meilleurs films (ex-aequo):
Animal Kindgdom de David Michôd (lire la chronique)
Winter’s Bone de Debra Granik  (lire la chronique)

Meilleures expos:
Le voyage imaginaire d’Hugo Pratt à La Pinacothèque (lire la chronique)
Bart Baele, le Flamand craquelé, à la Galerie Polaris
(lire la chronique)
Christian Jaccard dans les collections permanentes de Beaubourg 

Meilleur roman:
Les revenants de Laura Kasischke (Christian Bourgois)

Meilleur essai:
La voie d’Edgar Morin (Fayard) 

 Meilleures BD/livres illustrés (ex-aequo):
Eco, tome 2: La bête sans visage de Guillaume Bianco (Métamorphose)
Milky de Lilidoll (Venusdea)
Réédition de Beautiful Nightmares de Nicoletta Ceccoli (Venusdea)

Meilleurs magazines (ex-aequo):
Elegy (site officiel)
Obsküre 
( site officiel) 

Posté par Miss Nelson le 22/01/2012

Photos: Première: Théâtre Montansier à Versailles. Barb’ooz 2011. Tous droits réservés;Deuxième: Théâtre Montansier à Versailles. Miss Nelson 2011. Tous droits réservés

Poster un commentaire

Classé dans L'exposition, La bibliothèque, La salle obscure, Le potager sonore, Les humeurs électriques, Les planches

Earthling à La Maroquinerie le 4 novembre 2011 (2/2): the dark-hop night

…(Suite du billet sur la première partie du concert: Mekanik Kantatik: poétik ludik)… Après cette première partie délicieusement foutraque jouée et mise en scène par Mekanik Kantatik (Nicolas Cante), la salle continue de se remplir. Et lorsque Earthling entre en scène, tout le public resté assis jusque-là se lève. Je reste un peu surélevée sur des marches pour pouvoir filmer de temps en temps. Le groupe ne s’est pas fait pas attendre longtemps: Mau toujours très classe arrive en chemise blanche et lunettes noires avec Tim Saul bien sûr, accompagnés tous deux d’un guitariste, d’un batteur, d’un machiniste-bricoleur sur son Macbook pro et d’une bassiste dont la beauté me fascine tout le long du concert: des cheveux d’un noir de jais coiffés à la Louise Brooks, des yeux immenses cernés de noir, un rouge à lèvre vermillon, un visage à la Garbo qui ne laisse rien transparaître (vous pouvez la voir en photo sur le lien à la fin du billet sur le site de Sound of violence). Ils sont six devant un grand écran qui annonce tout d’abord la liste des titres qui seront joués ce soir: un mélange des trois albums de la discographie d’Earthling: le premier Radar sorti en 1995, Humandust (1997 & 2004) et bien sûr le dernier et somptueux Insomniacs’ Ball  sorti il y a un an maintenant. 

C’est le comateux « Ananda’s Theme » de Radar (« I want it and I want more »), le « karmacoma » earthlien, qui sert d’introduction au concert suivi d’un « Lab Baby » (Insomniacs’ Ball) presque enjoué. Earthling revisite une bonne partie de la tracklist de Radar avec entre autres l’impeccable « 1st Transmission », le mystérieux « Nefisa » , un « Soup or no soup » servi brûlant touillé aux petits oignons picotant les yeux humides. J’aurais souhaité entendre plus de titres de Insomniacs’ Ball comme « A great year for shadows » et « Gri Gri »mais le concert fut vraiment trop court…

C’est effarant de réaliser qu’on est en train d’écouter Earthling dans une toute petite salle comme La Maroquinerie alors qu’ils devraient jouer dans des salles à la hauteur de leur talent comme La Cigale, L’Olympia. Earthling est un très grand groupe de trip-hop/hip-hop (dont on dit qu’ils ont inventé un genre, l’étrange « dark-hop ») qui mériterait sa place sans rougir auprès de ses cousins Massive Attack, Portishead et Tricky. La plupart des auditeurs de ces derniers n’ont même jamais entendu parler d’Earthling, ce qui est aberrant quand on y pense.

Après la sortie avortée en 1997 de Humandust dont aucun label ne voulait en raison de son extrême noirceur (Humandust sortira enfin en 2004 mais trop tard pour se faire entendre à sa juste valeur sonore), Tim Saul a travaillé entre autres sur Dummy de Portishead. Mais en 1998, c’est Mezzanine de Massive Attack qui prendra alors toute la place sur la scène trip-hop. A cette époque aux côtés de « Teardrop », le morceau « Saturated » aurait du tourner en boucle sur toutes les ondes et pénétrer les cerveaux et les coeurs de ceux qui aspiraient déjà à ressentir et comprendre le langage vibrant de ces fleurs du mal voluptueuses:  » ‘Cos next time, I’ll do anything… »

C’est justement le moment le plus intense du concert pour moi : la beauté fauve des premières notes de « Saturated » (Humandust), le morceau d’Earthling que j’écoute le plus souvent : à regarder les gens dans le public, d’autres ont l’air aussi émus que moi, nous sommes d’ailleurs beaucoup à chanter avec Mau : « Broken like innocence, broken like us; If there’s only one of us, there’s none of us; There’s one of us, there’s none of us, there’s none of us… » Je me dis que certains d’entre nous ressentent peut-être ce que dit Mau pour d’autres qui ne ressentent absolument rien, qui sont à mille lieues de tout ça, de ces moments-là, enfermés dans leurs prisons dorées entièrement équipées. Je pense à un ami qui m’a fait ce douloureux aveu cette semaine: « J’aime une femme qui en aime un autre qui ne l’aime pas, c’est la théorie absurde de A qui aime B qui aime C et où tout le monde est malheureux. » Courir dans des rues à sens uniques, se perdre dans des passages labyrinthiques, des impasses impassibles, frapper à des portes qui restent toujours closes. Se sentir saturated de tout cela... « Et qui est donc cette femme? »…

Des images d’un film surréaliste en noir et blanc projetées sur le grand écran collent parfaitement au rythme inquiétant de « Peepholes » (Insomniacs’ Ball): un visage de femme aux yeux écarquillés par la terreur, un homme-monstre sorti des eaux troubles qui la poursuit comme une obsession moite, un cauchemar éveillé qui colle à la peau. Cet instant me fait penser au Cabinet du Dr Caligari découvert il y a un an pendant le Télérama Dub Festival 2011 lors du ciné-concert de Zenzile qui continue de tourner actuellement d’ailleurs.

Après une petite dizaine de titres joués, l’équipe quitte la scène. S’ensuit un rappel rempli de fureur et de désir pour Mau qui revient avec sa troupe chanter d’une voix feutrée ce superbe extrait de l’oublié Humandust, « Box » avec ses beats lancinants qui cognent comme un long tourment dans ma tête  : « Go left go right straight out of the box, straight out of the box go left go right… » et aussi « I could just die », l’épilogue aux vapeurs cotonneuses de Radar.

Mau et Tim saluent une dernière fois le public qui espère bien les revoir sur scène avant dix ans… Ça y’est, j’ai vu Earthling alors que je ne pensais jamais les voir un jour se reformer et encore moins sur scène pour promouvoir un nouvel album. Il fallait bien que ça finisse trop tôt, trop vite, comme tout ce qui est agréable, unique. Avez-vous remarqué comme la douleur a toujours ce côté lancinant qui traîne en longueur alors que le plaisir et la vibration ne sont qu’éphémères comme des étoiles filant toujours plus vite, à peine aperçues là-haut dans le ciel qu’elles ont déjà disparu laissant place à un tableau noir d’encre comme du Soulages?

Je rejoins Gambetta. J’écoute Insomniacs’ Ball dans le tube parisien. Station Saint Maur, j’envoie un message à The Owl qui habite juste-là, la veinarde. Une réponse arrive à l’écran: « Tu passeras me voir avant mon départ aux US la semaine prochaine?« . On pianote et discute jusqu’à ce que j’arrive chez moi. La batterie lâche avant mon coeur. « Bonne nuit ».  J’allume quelques bougies. Encore un jour d’ennui, encore une nuit d’insomnie, encore un live pour vibrer très fort et se sentir vivante. Electro-choc nécessaire pour narguer le grand sommeil. Mais pour qui? Et pour quoi faire? « Driving now I’ll be touched by the morning / A feeling coming on like a new dawning / I know what it’s like To wanna die / If only for a second I could just die / I’m so relaxed I could just die… » *

I know what it’s like.

Posté par Miss Nelson le 12/11/2011
(Vidéos Miss Nelson 2011 Tous droits réservés) 

*: « I could just die » de l’album Radar, Earthling
Voir toutes les vidéos (Miss Nelson 2011 Tous droits réservés): http://gallery.me.com/miss.nelson#100421
Voir les très belles photos de Gilles Bazoud sur soundofviolence: http://www.soundofviolence.net/multimedia/photos/2127/8941/earthling_paris_maroquinerie_04_11_2011.htm
Site officiel: http://www.earthlingmusic.co.uk/ 

Poster un commentaire

Classé dans Le potager sonore

High Damage = High Tone + Brain Damage en tournée dès octobre

Depuis le mois de mai qui fut un concentré intense de live (High Tone, RTSF, Kaly Live Dub et Brain Damage), rien, nada, je ne suis pas allée voir un seul concert depuis. Ce qui commence sérieusement à manquer à mes oreilles désoeuvrées. L’été hélas est là et tous ceux que je vais voir jouer en live sont pour la plupart dans les festivals en Province et/ou en tournée dans les Balkans. Je sais qu’il faut en laisser un peu aux autres pendant ces deux mois arides en mode sound off. Encore un peu de patience et le Télérama Dub Festival va revenir me chatouiller les tympans en novembre pour sa neuvième édition, ainsi que le retour d’Idem, Dr Flake et bien d’autres encore…

Et voilà que la newsletter de Jarring Effects m’annonce qu’High Tone et Brain Damage partent en tournée ensemble sous le nom de High Damage présenter leur rencontre fusionnelle sur scène avant de sortir une galette en mars 2012. High Tone avait déjà pratiqué ce rapprochement des corps impatients du dub français avec Zenzile, Improvisators Dub, Wang Lei, Kaly Live Dub, sous les noms respectifs de Zentone, Highvisators, Wangtone et Kaltone, albums tous sortis sous le label Jarring Effects. Dernièrement, Ez3kiel l’a également fait avec Hint (même label) et j’avais vu leur prestation endiablée à La Machine à Paris le 28 janvier 2011 (à lire ici). A chaque album a précédé une tournée. Si le dernier album d’High Tone, Outback, et leur prestation scénique m’ont déçue, je suis curieuse de voir en concert ce que va donner cette rencontre avec les alchimistes du son, Brain Damage.

La tournée commence en octobre à… Paris! High Damage sera 2 jours au 104 les 14 et 15 octobre. Ils parcourront ensuite la Province et reviendront faire un tour dans le 95 à Sannois pour faire l’ouverture de l’édition 2011 du Téléréma Dub Festival bien entendu.

On connait déjà le déroulement de leur prestation/création scénique de 3h30 environ composée en trois parties: Prélude: Brain Damage Dub Sessions / High Damage / Epilogue: High Tone. Le tout accompagné de vidéos, sons et jeux de lumières.

>Ajout du 20_10_2011: lire le Live Report en 3 parties du triptyque d’High Damage pour le premier live au 104 le 14 octobre 2011

>Ajout du 20_10_11: High Damage en studio: premier aperçu…

>Ajout du 04_09_2011: Martin de Brain Damage sera seul sur scène car Raphaël le bassiste part pour d’autres projets. Merci à Simon pour cette info postée dans les commentaires de ce billet.

Posté par Miss Nelson

En concert les 14 & 15 octobre 2011 au 104-Cent Quatre, à Paris. Lire le Live Report de Miss Nelson
En concert le 12 novembre 2011 au Télérama Dub Festival, salle Michel Berger, à Sannois (95). 
Le site officiel de High Damage
Toutes les dates parisiennes du Télérama Dub Festival 2011.
Le label Jarring Effects.

1 commentaire

Classé dans Le potager sonore

Zenzile: ciné-concert « Le Cabinet du Dr Caligari »

Après le très bel album Pawn Shop, Zenzile revient sur scène avec un projet de dub osé et différent: jouer sur scène une bande originale basée sur le Dub du film allemand expressionniste et muet Das Cabinet des Doktor Caligari de Robert Wiene (1919).

Zenzile n’a pas écouté la BO de l’époque mais a visionné en premier lieu le film dans le silence pour ne pas être influencé. A partir de là, ils ont commencé à improviser et ont réalisé ce ciné-concert actuellement en tournée.

Ils ont fait l’ouverture du Télérama Dub Festival (du 18 novembre au 4 décembre 2010) jeudi dernier au Café de la Danse à Paris. J’y ai donc assisté: c’était un très beau moment d’entendre du son de dub électro sur un film expressionniste allemand de 1919. Les musiciens de Zenzile ont joué faisant face à l’écran géant où passait le film. On a pu entendre de vibrantes envolées de dub schizophrénique surtout lors de la deuxième partie du film.

On pense bien sûr à Fritz Lang qui aurait dû au départ d’ailleurs réaliser ce film et à Idem (dub rock électro) qui lors de sa tournée dans les Balkans en 2008 (j’ai pu les voir à Zagreb au KSET: photos ici) pour présenter leur album The sixth aspiration museum overview (Jarring effects), passait des extraits de films/images en noir & blanc sur sa boule blanche fascinante…

Zenzile avec la participation de Télérama offre 4 titres en téléchargement extraits de cette bande très originale sur leur site jusqu’au 30 novembre, dépêchez-vous!: http://www.zenzile.com/drcaligari/ Pour obtenir le code, laissez-moi un commentaire et votre adresse mail.

Posté par Miss Nelson

Plus d’infos sur les dates de concert de Zenzile ici: http://www.zenzile.com/

8 Commentaires

Classé dans Le potager sonore