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« Les princesses aussi vont au petit coin » de Chabouté: brut de charbon

Les princesses aussi vont au petit coin, le dernier album de Chabouté, est brut de charbon comme on l’aime. Un couple vit et se déplace en VW Combi pour seule maison pour vivre à fond les dernières années qui leur restent sans rien planifier afin de mieux vivre l’instant présent. Un jeune homme s’échappe d’un hôpital psychiatrique. Quel rapport me direz-vous? Leurs chemins vont se croiser pour ne plus se séparer. Le couple prend en stop sous la contrainte l’évadé. Diagnostic? Délires paranoïdes particulièrement aigus. L’homme se croit poursuivi par des gens du gouvernement qui en veulent à sa vie. Le complot. Ils sont partout, tout autour de nous. Seul le Combi semble échapper à la surveillance de l’ennemi. Un fou de plus pense le couple qui tente de le raisonner calmement mais en vain.

Comme d’habitude, l’ambiance noir et blanc et les traits tirés des personnages grimaçants d’angoisse confèrent à l’histoire une ambiance extrêmement tendue et flippante. Surtout que le fou, l’est-il vraiment? Et s’il était réellement poursuivi et en danger comme il le dit? Un vrai David Vincent? On découvre au bout de quelques pages que Les Princesses aussi vont au petit coin est une mise en abyme : un homme, Gilbert Holtzkop, écrit chez lui sur son Mac ce même scénario qui prend vie sous nos yeux puisque illustré par Chabouté. L’auteur apporte à ses histoires des choses familières vécues dans son quotidien comme sa compagne qui pratique la relaxation matinale, ce que fait aussi la femme du couple. Et il leur donne toujours une fin triste, sans échappatoire possible pour ses personnages car pourquoi nous ferait-il croire que les princesses existent et que tout finit bien? Alors que non, puisqu’elles vont aussi au petit coin.

Posté par Miss Nelson le 18/09/2011.

Chabouté, Les princesses aussi vont au petit coin, Vents d’Ouest

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Sache que je n’oublie rien…

« Et dans l’ombre en silence…
Si tu cherches un abri inaccessible…
ça m’a manqué tout ça
Sache que je n’oublie rien…
Toujours à l’horizon, des soleils qui s’inclinent
Comme on n’a pas le choix, il nous reste le coeur
A la beauté des rêves, à la mélancolie… »

N’avoir jamais ressenti ça avant… et avoir mal à en crever.

Pleuré par Miss Nelson le 10/09/2011

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